Le Centre d’Action Laïque se joint à la lettre ouverte de Humanists International contre le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales.
Les dirigeants des États-Unis ne cachent pas leur mépris du droit international et leur culte de leur propre puissance. Des bombardements meurtriers de bateaux soupçonnés de trafic de drogue aux menaces d’annexion du Groenland, ils contribuent à la dramatique dérive des relations internationales vers le règne incontrôlé de la force. La Laïcité, qui s’est toujours engagée pour le droit international et le multilatéralisme, se joint à la lettre ouverte de Humanists International appelant les États-Unis à revenir sur cette décision et à respecter leurs engagements.
Le 7 janvier, Donald Trump a signé un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations et traités internationaux, prétendument « contraires à leurs intérêts ». Parmi eux, des organes des Nations-Unies chargés de la coopération au développement, à l’égalité des sexes, au maintien de la paix, etc., et des organisations internationales spécialisées dans la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique, les migrations…
Auparavant, les États-Unis avaient déjà annoncé leur retrait de l’UNESCO, de Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies, de l’Organisation Mondiale de la Santé… Dans le même temps, le gouvernement Trump a montré son mépris du droit international, avec des interventions militaires et des menaces contre de nombreux États.
L’usage de la force, les menaces et ce retrait continu des institutions multilatérales démontre l’intention de l’administration Trump de poursuivre une approche fondée sur la loi du plus fort, au détriment de la stabilité mondiale. En tournant le dos à ces organisations et engagements internationaux, les États-Unis affaiblissent leur propre position et rendent le monde plus dangereux.
Il incombe à tous les États, y compris les États-Unis, de respecter la lettre et l’esprit de la Charte des Nations unies, forgée sur les cendres de la Seconde Guerre mondiale, et de réaffirmer leur engagement en faveur d’un ordre international qui serve les intérêts de toute l’humanité, et pas seulement ceux des puissances.